Luxe et féminisme : une norme ?

Nous avons suivi avec délectation lamontée du woman empowerment, et constatons aujourd’hui qu’il est en phase de devenir un truisme.

Après l’explosion du mouvement #metoo, de la « women’s march » aux Etats-Unis ou encore des multiples voix s’étant élevées face à la violence et aux inégalités faites aux femmes, le combat est présent dans tous les esprits et connaît des avancées considérables. Bien que les marques ne soient pas les fers de lance de ces profondes mutations sociales, elles servent aujourd’hui de porte parole et s’engagent sans détour dans cette lutte, affirmant des positions de plus en plus fortes.

Le luxe devient politique, et s’efforce de ne plus considérer ses consommatrices comme des porte-monnaies à qui on promet de gommer les défauts, mais comme des êtres complexes, des femmes puissantes, pleines d’ambitions et de rêves qu’il faut accompagner dans leur conquête du monde. Le luxe, marchand d’armes pour femmes conquérantes ? Entre les marques intrinsèquement féministes comme Dior, les opérations choc comme celle de Lancôme ou encore le choix d’égérie incarnant des valeurs, les femmes prennent enfin le contrôle.